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Vie intime, affective et sexualité en ESSMS : de premières recommandations de la HAS

  • Sylvère
  • 16 mars
  • 3 min de lecture

(D après le média du social du 13/02/2025 - Noémie COLOMB)


La Haute Autorité de santé (HAS) publie un premier volet de recommandations sur la

vie intime, affective et sexuelle des personnes en établissements et services sociaux

et médico-sociaux (ESSMS).

Alors que les tabous persistent, elle veut promouvoir "une approche positive" du sujet.

Après plus de deux ans de travaux, la Haute autorité de santé (HAS) publie le premier volet de ses recommandations pour accompagner la vie intime, affective et sexuelle (VIAS) des

personnes accueillies dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS).

Objectif : promouvoir « une approche positive » du sujet en fournissant aux professionnels des repères scientifiques, éthiques et organisationnels afin de « leur permettre [...] de comprendre et de tenir compte des aspirations des personnes accompagnées ».


Sujet tabou

En effet, l’instance constate que la vie intime, affective et sexuelle « peut être mal comprise

voire passée sous silence par les professionnels (éducateurs, psychologues, infirmiers, gériatres…), les personnes accompagnées (mineurs, adultes) et leur entourage (familles, aidants, mandataires judiciaires) ». Le sujet « est nié voire tabou » et les professionnels témoignent « d’un sentiment de gêne et d’illégitimité à aborder la question », mais aussi d’« un manque de formation ».

Ce premier volet propose un socle commun de repères transversaux pour l’ensemble des

ESSMS sur cette question et formule une série de recommandations. Il insiste notamment sur l’inscription de la vie intime, affective et sexuelle « dans une réflexion institutionnelle globale », se traduisant dans les différents outils tels que les projets de service ou d’établissement, le livret d’accueil ou encore le règlement de fonctionnement.

« Cette formalisation vise à recommander des postures et pratiques communes et à engager de façon durable l’ensemble des acteurs, jusqu’à la direction », souligne-t-elle.


Réflexion éthique

Pour « favoriser et respecter la vie privée et l’intimité des personnes », la HAS pointe

« l’importance d’une réflexion éthique […] en continu sur les liens entre intimité, aménagement de l’espace et conception architecturale de l’établissement ou du lieu de vie». Des aménagements doivent être prévus comme la mise à disposition de lits doubles, des serrures ou une signalétique appropriée.

Autre point important : les professionnels comme les personnes accompagnées doivent

bénéficier de formations abordant un ensemble de thématiques allant de la santé sexuelle au repérage des violences sexistes et sexuelles et aux enjeux liés à l’identité de genre.


Travailler les représentations

La HAS insiste aussi sur les « représentations » que peuvent avoir les professionnels qui parfois associent exclusivement la vie intime, affective et sexuelle des personnes accompagnées « aux risques et aux dangers ». Ce qui « génère des postures, attitudes et comportements pouvant restreindre l’expression de la VIAS des personnes accompagnées».

Ces représentations doivent alors être « travaillées » dans le cadre de temps d’échanges et la promotion d’intervenants pairs, notamment dans les formations.


Accompagnement personnalisé

Enfin, la recommandation donne des pistes pour déployer un accompagnement personnalisé et adapté à la fois aux souhaits et besoins de la personne, à sa temporalité, mais aussi à son développement psychique, physique et psychosocial.

Le second volet de la recommandation, dont l’élaboration s’amorcera en 2025, ira plus loin, en proposant des outils et des pratiques d’accompagnement.

À noter que les questions liées à la parentalité, l’assistance sexuelle ou encore

l’accompagnement à la grossesse, ne sont pas abordées dans ces deux volets.


SOURCES (lien HT)

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